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Les 5 attitudes qui différencient les professionnels créatifs

Les méthodes spécifiques qui définissent les personnes de haute créativité

Les différentes études sur le processus de création ont montré que chacun a un potentiel créatif.

Certains psychologues ont même remarqué qu’un changement d’attitude des gens suffit à leur faire construire des associations nouvelles et inattendues.

Pourtant, parmi ces études comportementales, les personnes très créatives se distinguent, en montrant des habitudes de pensée et de fabrication qui permettent une forte imagination pratique.

Selon Keith Sawyer dans Zig Zag, ce qui différencie ces professionnels créatifs, c’est de savoir intégrer toutes les étapes du processus créatif dans leurs habitudes de vie.

Que ce soit dans les phases d’observation, de réflexion, d’idéation, de création ou de correction, ils font preuve de comportements singuliers qui augmentent leur productivité et leur inspiration.

Voici 5 études psychologiques qui montrent comment vous pouvez augmenter de manière significative le pouvoir de votre imagination grâce à ces attitudes.

Trouver la bonne question, non la bonne réponse

Face à un problème, l’un des premiers réflexes de votre esprit est souvent de trouver un moyen de le résoudre.

Vous voulez trouver l’élément parfait qui pourrait correspondre à votre situation.

Des recherches ont montré que cette attitude de résolution de problèmes peut vous fermer à un cadre unique de problématisation.

Au lieu de vous aider à trouver la meilleure solution, cette attitude peut vous réduire à une seule perspective et vous priver du moyen d’en trouver d’autres.

Le psychologue Mihaly Csikszentmihalyi et son équipe de l’Université de Chicago ont mené des expériences mettant en évidence une attitude plus créative.

En observant des étudiants en art disposer divers objets sur une table pour former une composition, ils ont remarqué deux groupes d’artistes qui avaient des approches différentes de l’exercice.

Le premier groupe sélectionnait rapidement les objets à sa portée et commençait immédiatement à travailler sur sa composition.

Le second groupe prenait un certain temps pour examiner les objets, les ramasser, les retourner, et même changer leur disposition tout en travaillant sur leur composition.

Le résultat était que ce dernier groupe produisait des œuvres qui étaient jugées beaucoup plus favorablement par les juges que celles du premier groupe.

Ce qui a rendu le deuxième type d’étudiants plus créatifs, c’est leur capacité à garder leurs arrangements de composition ouverts, en cherchant activement les questions à poser au lieu de trouver des réponses immédiates.

En revanche, le premier type d’étudiants, en se concentrant sur un cadre, s’est empêché d’expérimenter d’autres perspectives et de trouver des solutions inattendues.

Comme les étudiants les plus talentueux, vous pouvez éviter de vous retrouver bloqué dans une façon de poser une question pour votre problème : essayez toujours de trouver d’autres questions qui pourraient être plus pertinentes pour votre situation.

Partir d’associations inattendues

Lorsqu’il s’agit de personnes créatives, nous pensons souvent qu’elles peuvent appliquer leur imagination à presque tout et trouver de nouvelles idées.

Mais, en réalité, partir d’un mode de pensée banal et sans originalité a peu de chances de déboucher sur des découvertes. Vous pouvez essayer de rendre originale une réflexion banale, mais c’est assez difficile.

Le neuroscientifique Paul Howard-Jones a essayé d’étudier l’impact de l’enseignement de la créativité dans des expériences précises.

Demandant aux participants d’inventer une histoire basée sur des associations de 3 mots, il a formé deux groupes de personnes. Le premier groupe a reçu des associations de mots clairement liés entre eux comme « brosse, dent, brillance ». Le second groupe a reçu des associations de mots ayant un lien moins évident : « ours, étoile, bois ».

Bien qu’il ait demandé au premier groupe d’être créatif, les scénarios imaginés par les participants étaient toujours relativement banals : « un enfant qui se brosse les dents pour les faire briller ».

Le second groupe, au contraire, a toujours proposé des scénarios élaborés et différents. « C’est l’histoire d’un ours qui capte la lumière des étoiles pour faire un feu de bois » ; « C’est l’histoire d’une étoile perdue dans les bois qui voit dans les yeux d’un ours sa lumière ».

Ce qu’elle montre, c’est que partir d’associations inattendues est beaucoup plus susceptible de déboucher sur des idées inspirées. On peut se sentir peu créatif et pourtant se sentir inspiré par des associations extravagantes comme « le point commun entre une vache, un interrupteur et une météorite ».

En partant de cette conclusion, tirez les leçons des associations lointaines et des origines multiples de votre travail pour accroître votre créativité. Par exemple, en faisant appel à des compétences et des références d’origines diverses.

De cette façon, vous trouverez toujours une nouvelle voie pour résoudre vos problèmes !

Parier sur la quantité et non sur la qualité

Une autre idée fausse courante concernant les grands créatifs est qu’ils sont doués pour produire des idées remarquables. Leur créativité viendrait de la qualité de leur découverte plutôt que de leur quantité

Le psychologue Dean Keith Simonton, en examinant minutieusement les archives et les documents de recherche des grands penseurs et artistes, a constaté le contraire.

En montrant l’immense quantité d’idées inutiles et non pertinentes qu’ils ont produites, il s’est rendu compte que leur génie vient de la production d’un grand nombre d’idées plutôt que leur qualité.

Donnez-vous des objectifs d’idées assez larges pour pousser votre esprit à être plus imaginatif et original.

Lorsque vous êtes bloqué face à un problème, énumérez 20 solutions différentes qui pourraient vous être proposées. Les premières seront difficiles à trouver, mais dans la précipitation, vous trouverez les autres plus facilement et activerez votre créativité.

Expérimenter toujours vos idées

Lorsque Vera John Steiner, psychologue à l’Université du Nouveau-Mexique, a étudié les carnets et journaux intimes de créateurs exceptionnels, elle a découvert des trésors surprenants.

À l’intérieur, elle a découvert des esquisses à peine commencées, des dialogues esquissés, des pensées à peine imaginées. La plupart d’entre eux ne menaient nulle part, mais certains conduisaient à des idées significatives…

Ce dont Steiner se rend compte est une autre caractéristique essentielle des personnes très créatives : leur obsession d’expérimenter et de concrétiser chaque idée qui leur passe par la tête.

Plutôt que de laisser leurs idées dans le coin de leur mémoire, ils n’hésitent pas à les noter dans leurs carnets, à faire des croquis, à imaginer leur réalisation, et à concevoir des prototypes immédiats.

Cette attitude active incarne l’idéal du Design Thinking, qui consiste à faire ce que l’on pense, en faisant des collages, des dessins, du bricolage qui vous mènent à des découvertes.

Plus vous expérimentez et construisez, plus l’esprit peut penser clairement et sélectionner des idées pertinentes parmi celles qui le sont moins. Plus vous concrétisez toutes les idées qui vous ont traversé l’esprit, plus vous vous rendez compte qu’elles ont une quelconque valeur.

Lorsque vous trouvez l’inspiration dans votre travail, gardez toujours un carnet avec vous pour noter vos idées. N’hésitez pas à illustrer vos découvertes pour les tester directement et les présenter au public. Construisez des prototypes, même provisoires et simplistes, pour voir si l’idée de produit que vous concevez en vaut la peine.

En prenant l’initiative de les concevoir, vous recevrez un retour d’information précieux qui stimulera votre recherche intellectuelle.

Sélectionner rigoureusement vos résultats

Poussés par leur flux créatif, les grands créatifs se différencient par une attitude critique vis-à-vis de leurs réalisations.

Loin de tomber amoureux de leur découverte, ils peuvent évaluer et choisir avec rigueur ce qui, dans leur travail, a de la valeur et ce qui n’en a pas, ce qui vaut la peine d’être conservé ou corrigé, et ce qui doit être écarté.

C’est ce que les professeurs de psychologie, cités par Keith Sawyer, ont découvert lorsqu’ils ont eu l’idée de faire un brainstorming de deux types de groupes.

Ils ont demandé au premier groupe de réfléchir aux idées les plus originales et les plus récentes qui leur venaient à l’esprit. Dans le second groupe, ils leur ont demandé de trouver des idées avec soin, en les sélectionnant de manière très précise.

Ils ont constaté que le second groupe, plus réticent et critique, était plus à même de proposer des idées appropriées et pertinentes. En sélectionnant rigoureusement leurs idées, ces derniers ont fait preuve d’une grande capacité de tri, d’édition et de recyclage qui leur a permis de trouver la bonne idée.

La leçon est de toujours prendre du recul par rapport à ce que vous venez de produire. Essayez d’avoir un point de vue objectif à partir de références, de connaissances et d’expertise extérieures. Plus vous augmentez votre jugement, plus vous vous concentrez sur les idées valables et vous vous débarrassez de celles qui ne le sont pas.

Une grande rigueur dans la sélection des idées vous permet d’augmenter votre productivité et de vous positionner comme un véritable expert dans votre domaine de connaissance. Elle vous permet d’identifier les recherches les plus prometteuses et le terrain le plus fertile pour les idées créatives.

À votre tour de vous inspirer de l’attitude des grands esprits créatifs pour libérer votre talent !

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